Ces mots ou expressions mal employés… ou comment ne plus passer pour une quiche #3

Ça faisait longtemps ! Je sais, mon fan club me réclame depuis des semaines, eh bien me revoilà chez les So Busy Girls avec un nouvel épisode de ma saga désormais célèbre sur toute la blogo : ces mots ou expressions mal employés tome 3 !

 

Je vous entends d’ici mes fans adorés, m’acclamer, vouloir à nouveau avoir la joie, la jouissance pour certains, de relire les deux précédents volets. J’entends également les nouveaux qui ont entendu parler de cette saga mais qui n’ont jamais eu la chance de se délecter des deux premiers épisodes. Vous les trouverez ici : épisode 1 et épisode 2.

 

Voici donc une nouvelle courte sélection de ces mots, termes, sigles, expressions, ou encore acronymes que nous employons mal, ou qui ne sont tout simplement pas français. Ces fameux travers qui ont la capacité de nous humilier lors d’une interview au journal de 20h ou lorsque l’on présente notre manuscrit à un éditeur (deux situations de plus en plus fréquentes chez les blogueuses).

 

Le truc à mon frère : règle de grammaire de base que l’on apprend en primaire, l’expression de la possession se fait grâce à un simple mot : « de » (le chien de ma sœur). Mais le langage populaire a déformé son utilisation en le transformant en « à ». Je mets l’accent grave car j’espère bien que les personnes qui l’emploient à mauvais escient se rendent compte qu’il ne peut s’agit du verbe avoir.  Bref, cette déformation vient d’une distinction entre l’expression de la possession et celle de l’appartenance, deux notions différentes pour la langue française. En effet, l’appartenance s’exprime avec le mot « à » (ce chien est à moi). La différence peut s’entendre en exprimant ce qui suit : cette chose appartient À quelqu’un, la possession  DE cette chose.

 
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J’y ai été : « Cet été, j’ai été à Paris, et j’ai été alpagué par un vendeur à la sauvette ». Tant mieux  pour toi ! Mais ne penses-tu pas que tu es allé à paris plutôt que d’y avoir été ? Encore une déformation de langage parlé très courante mais qui n’a pas de sens d’un point de vue grammatical. Quand on va quelque part, pourquoi ne pas utiliser le verbe qui a été inventé exprès pour exprimer cette action : aller ?

 

Au jour d’aujourd’hui : impossible de savoir d’où sort cette expression qui ne veut tout simplement rien dire. Avec le recul, je pense que les personnes qui l’emploient veulent certainement dire « de nos jours », « actuellement » ou tout simplement « aujourd’hui ». Mais pourquoi ajouter « au jour » devant « aujourd’hui » ? Cela m’échappe complètement.

 

Voilà pour aujourd’hui, ce fut court mais intense (comme toujours), mais n’ayez crainte, au jour d’aujourd’hui j’ai été dans beaucoup d’endroits où j’ai entendu des mots et expressions mal employés qui alimenteront mon prochain article à moi !

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